Elisabeth
BRAINOS
Olivia CHAGUÉ
Véronique CHAMPOLLION
Jacky COVILLE
Maya MÉMIN
Jean-Raymond MEUNIER
Marie PHILIP
Marcel ROBELIN
Paca
SANCHEZ |
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- sans titre -
38
x 69 x 16 cm, Copper mat et cuivre, 2006
Philippe
Cardillo brouille les frontières du temps, de l’espace
et de la matière. Il a un pied en Afrique, l’autre à
Sumer. Encore un pas, encore une œuvre, un pied danse dans la Grèce
Antique, et l’autre dans une modernité qui se moque des
discours pontifiants.
Ses oeuvres sont résolument mystèrieuses et ludiques :
Ses sculptures sont en terre enfumée, parfois mariée à
du métal. De la terre si fine qu’elle-même sonne
comme le métal... et qu’on ne sait plus qui est de fer,
qui est de terre, est-ce de la terre recouverte d’oxyde de cuivre
ou est-ce du cuivre oxydé ?
Des sculptures à l’aspect âpre mais par endroits
doux et velouté, rugueux mais toujours d’une grande finesse,
tels ces cocons ouverts et désertés par leurs créatures
mythologiques.
Du présent elles ont l’humour et le goût du détournement
cher aux surréalistes : ses objets sont du quotidien, tasses,
cafetières, théières géantes, folles et
délirantes qui dansent sur un ou trois pieds et dont les anses
jouent leur partition de trombone ou de cor de chasse.
Philippe Cardillo semble tout bousculer, mais en fait il est un réconciliateur.
Le passé, le présent, l’ailleurs, l’ici, le
déséquilibre, l’équilibre, le fou, le sérieux,
le monumental, l’élégance, l’apreté,
le velouté, la terre, le métal, le silence, la musique
: tout est réconcilié dans son oeuvre avec une originalité
indéniable.
Si ce n’est pour raison déraisonnable ou poétique,
ne dérangez pas Philippe Cardillo, “il est en rendez-vous
extérieur” ...avec des cyclopes buveurs de thé et
joueurs de jazz.
... Un thé au goût intemporel et universel. |