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| La
thématique 2006 Au
Moyen Age, l'art est religieux. Le paysage accompagne les scènes
bibliques. Au
XVIIème, dans la peinture hollandaise, le paysage (miroir sensible
de la nature) s'épanouit (Rubens...). |
Les
hasards heureux de l'escarpolette Au XIXème, différents mouvements se succèdent. Tous célèbrent, à leur manière, la nature. Les néoclassiques imitent l'art antique, les romantiques tiennent à transmettre leurs émotions, leurs représentations de la nature sont volontiers tragiques, pathétiques (Goya, Delacroix, Géricault...).
Marine côtière, Théodore Géricault |
Dans les années 1840 les artistes sortent de leur atelier : la peinture de plein air est née. On parle alors de peintres naturalistes ou réalistes (Courbet, Ecole de Barbizon...). Les impressionnistes par touches rapides donnent une image esquissée de la nature, tout est dans les effets magiques de l'atmosphère et de la lumière qui ont une importance plus grande que le sujet lui-même. Les post-impressionnistes (Cézanne, les pointillistes, Van Gogh, Gauguin....) ouvrent la voie à la peinture moderne. Au XXème siècle, les fauves pensent que couleur et forme ont un contenu expressif indépendant du modèle naturel (Matisse, Derain...). Certains peintres pensent que le cubisme et son système abstrait des formes est le seul style capable de fixer le paysage industriel (Léger, Delaunay...). Dali définit ses œuvres comme des photographies en couleur faites à la main de rêves surréalistes.
Les
Montagnes de Collioure (détail),
1905 La nature au XXème et en ce début de XXIème siècle est prétexte à recherches plastiques : photographies, sculptures, installations, images numériques... Le Land Art, L'Arte Povera à partir des années 60 imposent une nouvelle réflexion sur l'environnement menacé. Les artistes (Christo, Vérame, Long, Smithson, Ramette....) œuvrent à l'échelle du paysage, transforment le monde ou se retrouvent derrière leurs écrans d'ordinateur pour inventer un nouvel art... |